Primeurs 2011 en direct de Bordeaux

La semaine dernière se déroulait les primeurs 2011 à Bordeaux et InVinôme y était! Retour sur 2 journées marathon de dégustations, de rencontres et de découvertes bonnes…comme mauvaises.

Chaque année, c’est l’événement à Bordeaux, les professionnels du vin et les journalistes affluent du monde entier pour découvrir le millésime de la dernière vendange, pas encore embouteillé, qui sera commercialisé deux années plus tard. Et les vignerons ne lésinent pas sur les moyens : il faut dire que cette dégustation est critique pour eux puisqu’elle déterminera le prix de vente de leur vin alors il vaut mieux être aux petits soins avec les acheteurs, critiques et autres journalistes de la presse spécialisée.

Au programme, deux jours de dégustation dans le vignoble bordelais organisé par l’Union de Grands Crus de Bordeaux. Arrivé le mardi 3 avril, cette journée fut consacrée aux vin de la rive droite. Direction Saint-Emilion pour une dégustation des grands crus de cette même appellation au Château Soutard puis des Pomerol au Château Beauregard. Gros coup de coeur pour les Saint Emilion dégustés! En même temps, que des belles étiquettes représentées, mais cela semble se confirmer : le merlot aurait moins souffert que son homologue cabernet.

Le lendemain, direction la rive gauche avec une journée bien chargée : Sauterne et Barsac au Château Kirwan (c’est pas la rive gauche mais c’est pratique, ça évite de passer son temps en voiture), Margaux au Château Marquis de Terme, Médoc, Haut-Médoc, Listrac et Moulis au Château Camensac, où nous ferons notre pause déjeuner, pour finir sur le trio de choc : Saint-Julien, Saint-Estèphe et Pauillac au Château Lagrange.  Cette journée sera plus difficile pour nos papilles : l’attaque des vins et les tannins sont puissants (ils manquent cruellement de souplesse), le milieu de bouche et la finale sont décevants. Cela dit, il est facile d’être exigent voir critique après les deux précédents millésimes d’exception…

La météo aura eu raison de ce millésime 2011 qui est déjà qualifié par beaucoup d’hétérogène. Certains châteaux s’en sortent bien mais d’autres (la majorité) sont complètement passés à côté. Cela sonne un retour à la « normalité », en espérant que cela se traduira par une baisse des prix. Ce voyage dans le vignoble bordelais m’aura dans tous les cas fait découvrir les chais majestueux refaits à neuf, certainement un effet millésime 2009 et 2010 coup sur coup, dont je vous laisse admirer quelques clichés!